Le refus d’une mutation contractuelle n’est pas nécessairement une faute grave. La situation juridique complexe du 1er mai 2008.
mar 13

La circulaire ministérielle du 12 février 2008 fournit les réponses concrètes à la mise en oeuvre de la prime exceptionnelle instituée par la loi du 8 février 2008 sur le pouvoir d’achat. Apparemment, tout a été prévu pour qu’une partie la plus large des salariés en bénéficient :
- attribuée seulement dans les entreprises de moins de 50 salariés
- stricte égalité du droit, qu’on soit en CDI, CDD, intérimaire, apprenti
- montant modulable jusqu’à 1000 euros mais plancher obligatoirement supérieur à zéro, quels que soient les critères retenus pour la variabilité
- montant versé avant le 30 juin 2008 en une fois ou fractionnable
- montant exonéré de cotisations sociales salariales et patronales, sauf taux de 8% pour les CSG et CRDS mais toutefois imposable sur le revenu.

Mais il y a un “mais”.

La mise en place de cette prime exceptionnelle, évidemment librement décidée par l’employeur, est soumise à la ratification de 2/3 du personnel par accord écrit collectif, déposé à la Direction départementale du Travail. On peut voir cette garantie comme une louable tentative d’imposer la démocratie participative dans l’entreprise. Et on ne voit pas bien pourquoi un salarié s’opposerait à son intérêt bien compris. Sauf à considérer que dans une société de dix salariés, le législateur a entendu permettre à trois d’entre eux de faire pression sur l’employeur en liant leur accord sur la prime à une contrepartie totalement externe au sujet du débat. Dès lors, on ne peut que regretter cette irruption de considérations annexes au bénéfice d’une minorité de blocage.

Loi 2008-111 du 08/02/2008 et circulaire DSS 2008-46 du 12/02/2008

 

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